Maxi merde area [split]

by CLUEDO KREW

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about

PARTICIPANTS :

Ayato, guitares, basses & productions
Denis Mac Carty, productions & platines
Fang Shih Yu, textes & voix
Julio Lloco, saxophones
San-té, textes & voix
TBZ, basses & productions
Ugly Hit, guitares & productions


ARTWORK :

Siroze, G Kiliflaouid & Anton Mobin


Hak lo-fi record, n° 83

credits

released January 1, 2005

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CLUEDO KREW France

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Contact CLUEDO KREW

Track Name: C'est ca k'tu dis
Paysages tapissés d’asphalte
Maquillage épicé pour cette forêt d’cobalt
Ici les anges déchus dans la rue traquent les cobayes
Qui cavalent et s’font la malle en train Corail

Avec ton style hostile nihiliste du stylo bille
Tu joues au scribe aztèque qui scrute Séville
Les touristes en baskets au regard étonné
Font l’objet d’ta prose dithyrambique
Les accrocs d’l’alambique causent au troquet
Et forment le gros des troupes de ton public au taquet
T’es le Spartacus moderne qui squatte les abris-bus
Le terroriste patenté des attentats d’Airbus
Pas tenté par l’or de Midas
Tu t’adonnes aux sports de masse
Tu dis qu’défendre ses buts le dimanche après-midi
Face aux poteaux c’est déjà s’défendre un peu dans la vie


Au gré des feux d’bois allumés
Les abysses s’échappent du calumet
Et font tanguer les têtes des femmes agenouillées
Quand sa flamme crépite la plus petite d’entre-elles
Se jette dans le foyer et s’y brûle les ailes
S’en suivent les cris d’l’immolation
Et pour les dieux l’heure de la collation
Sonne au solstice d’été sur Terre
Au sacrifice nocturne d’une femme du désert
Trois strophes pour Christophe-catastrophe
Le crado super bionique qui s’échange à la récré
Contre un calot phallique
Calotte glacière déclinante sur les paysages des atlantes
Tapissés d’forêts

Forêts…


Fang Shih Yu


CK
Track Name: En demi-mesure
Un ange passe tu perds alors sa trace
Quand tes deux pieds scotchent dans la crasse et dans la graisse
Entouré d’gens qui te regardent sans cesse
En attendant le processus
Qui te fera carcasse
La poisse sur tout ton corps même jusqu’aux fesses
Ta mort agite la masse comme un accord commun un consensus
Avec mon style hostile nihiliste du stylo bille
Sur l’billard t’écarquille
La coquille de tes entrailles à Tombouctou
Ton bouc tout fripé et flétri
Fane flâne à foison s’affole tel un feu follet
Œuf-au-lait grosse boucherie dans ton gosier
Reconnaissance de tout tes sens
San-Sébastien sans ses baskets purulentes sur ton tapis rougeâtre
Rouge astre filant fuyant à vive allure vers des contrées plus qu’exotiques
Son tic bientôt apprivoisé surfe dans les méandres du néant
Néon ultraviolet et boule-à-facettes dans ta face statufiée
Fiée-des-lois coule à haut débit DSL
Voire chute niagaresque du minéral
Le minet râle devant c’panorama plus qu’édénique
Regrettant même l’époque des mutants bioniques
Nick te décoche une sacoche tel un ricochet
Peuchère le phacochère t’laissant qu’des épluchures sur le rocher
Crochet et uppercut super-cut du DJ nommé Shadow
À travers la window
Dos au mur mitraillettes d’Mpeg mp3 en giga octet
Renvoie les winzip et autres winamp vaquer
Saké vodka au taquet cul sec de la princesse Mononoké
OK t’as le hoquet choquée carole Bouquet met le paquet
Bloqué le chiwawa fume du hachisch au chich kebab
Bab visionne Big Fish avec un filet-o-fish fiché chez Kouchner
Vision cachée rouge carmin
Tâchée d’kir mûre dans ton karma
Effusion mentale instantanée
Crash intestinal inopiné
Fusion explosive défrayant les conventions
Onirisme à son paroxysme à profusion
Fuyant la banalité
Chiant comme la normalité
Putain le cadre est trop morose
La dernière goutte dans mon vers de rose
Le niveau de merde atteint le trop-plein
Ca sent le purin à overdose
Douce psychose
Brute comme saigner du pif dans un flacon d’parfum de prose
Paysages tapissés d’asphalte
Maquillage épicé pour cette forêt d’cobalt
Ici le bitume s’est autoproclamé roi
Et si l’amertume du paumé caresse parfois le désarroi
Évite les flirts avec la crasse qui pèse en kilogrammes
Quand nos sweet-shirts s’fondent dans la masse
Et taisent les amalgames
Mon humeur lunatique et ma touche laconique
M’font fléchir à l’usure
J’ouvre la bouche pour l’éthique
Et défraie ta chronique en mi-mesures


San-té


CK
Track Name: Aku2stik
Ton écriture en pattes de mouches
Tu l’as ponds pour tes potes
Qui attendent sur la touche
De juger ta prestation
Ton escorte de gros bras
Pointe le doigt sur
Les défauts de tes lignes extraites du Chao
Ici-bas les rimes sur simple consultation du dico tu connais
Vu le taux d’pourris que t’as admis dans le rang de tes amis
Un passe de Gandhi passe pour une connerie
Tes potes traquent les étoiles
La nuit le splif entre les dents
Dans l’camp des cons du gang à cran d’arrêt
Frappe pas dans l’gong
Sans les gants des jumeaux
Qui s’farcissent Trinity connectée à la matrice
Ficellent des mots barbelés à la barbe des fans de hip-hop français
Au gré des feux d’bois allumés les abysses s’échappent du calumet
Et font tanguer les têtes des femmes agenouillées
Quand sa flamme crépite la plus petite d’entre-elles
Se jette dans l’foyer et s’y brûle les ailes
S’en suivent les cris de l’immolation
Et pour les dieux l’heure de la collation
Sonne au solstice d’été sur Terre
Au sacrifice nocturne d’une femme du désert
Dans le camp des fils de Caïn
Les feux d’joie sont ranimés
Par le souffle divin des vaisseaux illuminés
Après l’offrande humaine s’amènent les plutoniens
Qui investissent l’Afrique et distribue du pain
Le fric de Pluton et d’son satellite
Féconde la Terre et ses parasites
Ceux qui ne succombent pas au solstice d’été
Se gavent comme des oies au banquet d’l’année
Au son des bouteilles débouchées
Les seigneurs sont remerciés
L’astre bleu mâche chante se met à danser
Car une tablée sous l’arche des princes de Pluton
Réunie les affamés des quatre zorizons
Mais avec le temps s’affaiblissent les yeux
De ceux qui trahissent les cieux
Et au jour du solstice leur glisse entre les doigts
La boussole qui indique le cap orgiaque des rois
Sur la neuvième planète un Eden a fleuri
Une colonie parfaite et autonome a grandi
Plutôt que d’féconder pour de bon le sol terrien
Pluton veut des femmes fécondes immolées pour les siens

Gaz carboniques et flatulences répétées
Provoquent la transe cynique du peuple isolé
Influencent l’acidité des pluies
Les averses coriaces dans le sillon des invalides
Laissent des traces chez les arachnides
Electrons libres pénètrent les cerveaux
Massicotés dans cette ville prodigue
En polluants atmosphériques
Les lépreux dessinent la fresque du démon d’automne
Les malaises insidieux font l’bonheur des médiums
Entre passants regards concupiscents
Colosses de pierre agonisants
Comme des mégapodes pris dans le mazout
Les volutes de fumées se dissipent sous les voûtes
Le disciple à la silhouette spectrale
Dissimule son angoisse complexée face à la complexité
Architecturale [Mobin]
Du multiplexe affaissé
L’aurore boréale entretient les mystiques de la cité
La Pythie fascine par ses prophéties désaxées
Paysages tapissés d’asphalte
Maquillages épicés pour cette forêt d’cobalt
Halte-là on exige ton passeport monégasque
Quand tu deal des tiges avec la mafia basque
Tu t’enfuis le flic te saisi et te dit ceci :
« Les cochons maltais d’Corto Maltes ont été servis à la sauce bolognaise. Sur les tables en terrasse du Cointreau bien chaud a été coulé dans des coupes remplies de fraises. Et tout ça en une nuit et en scred par l’ami Mourad tu connais. »
Indécis t’affiche un style d’apprenti artiste
Genre scribe des temps nouveaux
Qui comprend à demi-mot les mots de l’agent
Et fait son intéressant
Le flic te croit et tape son flow à moto
Avec son poteau à la gueule de playmobile
Vous prenez un coup sur les coups de vingt-deux heures au bar la camomille
À coté du caveau des trois maries
Où les gens parlent aux murs poussifs
Et toussent des postillons massifs
Hou la la t’es l’stéréotype du jeune atypique
Interpellé par les services judiciaires
Si tu veux pas passer ta vie aux vestiaires
D’un tournoi de Ultimate-fighting
Crache le morceau tout cuit dans le bec de l’oiseau
Défile tes figurines mauvais joueur
Fais pas ton MC tchacheur de crack devant l’inspecteur Colombo
Arrête tes conneries et déballe toute ta clique et ses mœurs
C’que tu manigances quoi !
Un ange passe tu perds alors sa trace
Quand tes deux…
Pieds scotchent dans la crasse et dans la graisse
Entouré de gens qui te regardent sans cesse
En attendant le processus
Qui te fera carcasse
La poisse sur tout ton corps même jusqu’aux fesses
Ta mort agite la masse comme un accord commun un consensus
Ta mort agite la masse comme un accord commun
Un consensus
Quand les murs demandent de rouler un bif
Les gisants du troquet du coin
Se frittent contre le gang des ogres dévoreurs d’enfants
En tant que gisant t’es un témoin
Suspect qui plus est
T’es le Prêcheur gominé d’la Nuit du chasseur
Tu bluffes la société comme Robert Mitchoum
Tu vois j’finis par te deviner
Alors dis-moi Emile Louis a-t-il fait des émules ?
_Réponse : Oui
L’horreur des C’est arrivé près d’chez vous
Est le ciment du cinéma qui passe près d’chez Nous
Près d’chez Lou quoi
Je connais c’nom-là
C’est le boss des cons du gang à cran d’arrêt
Et il t’a demandé de pisser dans le gong géant des tibétains
De faire ton Yoshimitsu avec les moulins à prière
Et de renvoyer Big Brother sur la sellette
T’es l’Dédé la belette
Alias passe-murailles
Alias Jeremy Gourandon toi
T’es un vieux schizo d’la région parle-moi d’ton patron
LOUBEGA t’es l’loubard des fats bodegas
Le leader des supporters de l’équipe nationale


San-té


CK